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Avec
la chute du second empire et la proclamation de la République
le 4 septembre 1870, une ère de prospérité
sans précédent s'annonce pour la presse française.
Paris n'en aura pas le bénéfice exclusif. À
la faveur de la loi sur la liberté de la presse du 29 juillet
1881, le nombre des quotidiens de province passe de 179 en 1874
à 252 en 1882.
En 1914, la presse régionale compte encore 242 quotidiens
politiques : 18 départements seulement en sont dépourvus,
contre 30 en 1874.
Mais tous sont couverts par des périodiques. On compte en
1900 : 1 675 hebdomadaires, 358 bi-hebdomadaires, 168
tri-hebdomadaires
qui sont particulièrement présents
là où il n'y a pas de quotidien.
D'autres supports à périodicité moindre, mensuelle,
voire annuelle, participent à ce mouvement général,
issus des sociétés savantes sous la forme de bulletins
ou des syndicats d'initiative au rythme des cures thermales.
De
1881 à 1914, la presse de province dans sa configuration
la plus large, est donc à son apogée. Cet âge
d'or est attesté par l'existence de collections conservées
aux archives et/ou dans les bibliothèques des villes chefs-lieux
des départements qui constituent aujourd'hui la région
Rhône-Alpes.
Réunies, ces publications représentent en quelque
sorte un immense journal édité pendant plus de douze
mille jours sans interruption et dont le contenu couvrirait quelques
centaines de milliers de pages.
C'est une richesse, un patrimoine sur l'existence duquel l'Agence
Rhône-Alpes pour le Livre et la Documentation (ARALD) a choisi
d'attirer l'attention en éditant sur ce site, avec l'aide
de l'État et de la Région, une sélection de
thèmes et d'articles choisis par les professionnels qui les
gèrent et les diffusent à un public toujours plus
curieux de ses racines.
Composé à l'identique d'un vrai journal, son sommaire
va de l'information la plus austère (la vie politique, religieuse
ou économique), à la plus ludique (le sport, l'art
de vivre
).
Ce journal virtuel abolit le temps. Aussi distants qu'ils soient
les uns des autres comme de nous-mêmes, lecteurs d'aujourd'hui,
les événements s'y répondent, s'inter changent
et leur ancienneté n'émousse pas leur impact.
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